THECO 2026 à Brazzaville: un final très attendu
Après un lancement jugé réussi le 11 janvier, la première édition du Festival de Théâtre en Ecodi, connu sous le nom de THECO, s’approche de son grand rendez-vous final. La clôture est annoncée pour le dimanche 18 janvier, à Brazzaville.
Pensé comme une vitrine pour les talents des écoles de dimanche de la capitale, l’événement a progressivement installé une atmosphère de scène et de partage. À mesure que les jeunes troupes se succèdent, le festival donne aussi à voir une pédagogie du courage, face au public.
Préfecture de Brazzaville: scène officielle et énergie collective
Le point d’orgue de cette première édition se tiendra dans la salle de conférence de la préfecture de Brazzaville. Le festival est porté par le groupe Ruchama, en partenariat avec la Ligue de la Lecture de la Bible, selon les organisateurs.
Pour cette ultime journée, quatre nouvelles troupes doivent monter sur les planches afin de refermer le rideau. Sont annoncées les écoles de dimanche de Poto-Poto, de Bacongo et de Météo, dans une programmation conçue pour terminer sur une note festive.
Théâtre éducatif: confiance en soi et prise de parole
Au cœur du projet, les organisateurs mettent en avant l’épanouissement des enfants et le renforcement de la confiance en soi. Le festival est présenté comme un cycle qui encourage la créativité, notamment l’aisance oratoire et la parole en public, à travers la discipline théâtrale.
Sur scène, les enjeux dépassent la simple représentation. Entre écoute, mémoire, diction et présence, les jeunes apprennent à se tenir devant une salle, à gérer le trac et à porter une histoire. Pour de nombreux parents, cet apprentissage se lit dans les postures.
Retour sur l’ouverture du 11 janvier: une entrée en matière dynamique
Le festival avait démarré le dimanche précédent avec une ouverture animée par un mouvement gymnique venu de Poto-Poto. Ce démarrage, rythmé et collectif, a servi de prélude avant les premières pièces, dans une ambiance où la scène se voulait accessible et familiale.
Trois écoles de dimanche avaient ensuite lancé la compétition artistique. L’école de La Base, avec la pièce « Si je savais », a orienté son message vers les dangers des mauvaises fréquentations, en cherchant à parler aux jeunes avec des situations proches du quotidien.
Pièces présentées: intégrité, protection de l’enfance, valeurs
L’école de dimanche de Tala Nkolo a, pour sa part, touché l’assistance en abordant les conditions de vie difficiles des enfants placés hors du foyer biologique. La thématique a installé un silence attentif dans la salle, tant le sujet résonne avec des réalités souvent tues.
La troupe de Ngamaba a conclu la première journée avec « Garde tes valeurs », une pièce centrée sur l’intégrité morale. Dans cette proposition, la parole théâtrale devient un rappel: tenir bon, même lorsque le contexte pousse à céder, reste un apprentissage de tous les âges.
Galen Lebaki: « Ils ont vaincu leur trac »
Le metteur en scène Galen Lebaki s’est réjoui de l’évolution des jeunes comédiens au fil des passages. Il a insisté sur la transformation visible de plusieurs enfants, passés de l’hésitation à une forme d’assurance, en apprenant à regarder le public et à tenir le rythme.
Galen Lebaki a aussi salué l’initiative des organisateurs, estimant qu’elle pourra, dans la durée, « réveiller des talents endormis ». Pour lui, le festival ne se limite pas à une date: il peut devenir un espace où les aptitudes se découvrent par la pratique.
Ligue de la Lecture de la Bible: action culturelle et ouvrages offerts
Au-delà des prestations, le festival a été l’occasion, pour la Ligue de la Lecture de la Bible, de présenter ses missions. Représentée par le pasteur Evariste Kouikani, la structure a profité de ces rencontres pour échanger avec les participants et rappeler son engagement éducatif.
Des livres et des brochures ont été offerts aux participants, selon les informations partagées sur place. Dans l’esprit des organisateurs, ces supports prolongent les messages de la scène, en invitant les enfants et leurs familles à poursuivre la réflexion hors du temps du spectacle.
Clôture du 18 janvier: une aventure humaine et spirituelle
À l’approche du dimanche 18 janvier, l’attention se concentre désormais sur la préfecture de Brazzaville. Le final doit rassembler de nouvelles troupes et donner une dernière impulsion à cette première édition, annoncée comme une célébration du collectif et de l’apprentissage.
Dans une ville où la scène théâtrale se nourrit souvent de transmission, THECO se présente comme une belle aventure à la fois humaine et spirituelle. Le rideau doit tomber, mais l’objectif affiché reste de laisser, chez ces jeunes, l’envie de continuer à jouer.

