Une diplomatie au cœur de Paris
Le 29 septembre, le siège parisien de l’Unesco a servi de cadre à une séquence diplomatique soigneusement orchestrée par le ministre congolais de la Coopération internationale et de la promotion du partenariat public-privé, Denis Christel Sassou N’Guesso.
À Paris, le membre du gouvernement congolais a présenté la vision et les ambitions rattachées à la candidature que Brazzaville défend désormais pour l’organisme onusien.
Cette démarche s’inscrit dans la campagne menée en faveur de Firmin Édouard Matoko, pressenti par le Congo pour le poste stratégique de Directeur général de l’Unesco.
La vision congolaise pour l’Unesco
Devant ses interlocuteurs, Denis Christel Sassou N’Guesso a souligné la détermination de son pays à contribuer activement au rayonnement et à l’efficacité de l’agence, rappelant un engagement souvent évoqué par Brazzaville sur la scène internationale.
Il n’a pas détaillé publiquement les axes programmatiques, préférant réserver le contenu aux discussions bilatérales conduites dans les couloirs de la Maison de l’Unesco.
Selon sa présentation, la candidature congolaise se veut à la fois inclusive et tournée vers la coopération interrégionale, deux dimensions qu’il qualifie régulièrement de priorités.
Firmin Édouard Matoko, figure de la campagne
Le choix porté sur Firmin Édouard Matoko participe, pour Brazzaville, d’une volonté de mettre en avant une compétence familière des rouages multilatéraux.
Son nom revient au centre de chaque rencontre officielle, comme celui d’un vecteur susceptible de consolider la voix congolaise au sein de l’organisation.
En sollicitant les soutiens, le ministre renforce ainsi la légitimité d’une candidature pensée pour dépasser les frontières nationales tout en restant ancrée dans les priorités du continent.
Le partenariat recherché avec Amman
Au cours de l’entretien parisien, Denis Christel Sassou N’Guesso a demandé le concours de la Jordanie par la voix de son ambassadrice auprès de l’Unesco, Leena Al-Hadid.
L’appui d’Amman, s’il se confirme, viendrait conforter la dynamique d’alliances que le Congo souhaite densifier autour de son projet.
Le ministre a réitéré l’engagement de Brazzaville à contribuer à la vitalité de l’organisation, gage d’un partenariat gagnant-gagnant évoqué à maintes reprises pendant l’échange.
Christel Sassou Nguesso et le levier public-privé
Installé à la tête d’un portefeuille dédié à la promotion du partenariat public-privé, Denis Christel Sassou N’Guesso voit dans la tribune onusienne un prolongement logique de sa feuille de route ministérielle.
Il mise sur la capacité de l’Unesco à fédérer gouvernements, institutions et opérateurs privés autour d’objectifs partagés, argument souvent rappelé lors de ses déplacements.
À Paris, cette articulation entre secteurs publics et privés a été présentée comme un atout différenciant de la candidature congolaise, de nature à susciter des convergences internationales.
Le rôle de Leena Al-Hadid, témoin expérimenté
Leena Al-Hadid, diplomate chevronnée, représente la Jordanie à Paris, au Vatican et à Monaco, après avoir exercé dans plusieurs missions à Vienne, Bruxelles et Genève.
Sa trajectoire confère un poids particulier à son assentiment, et le Congo l’a bien compris en plaçant la rencontre sous le signe d’un respect mutuel.
Les convergences diplomatiques esquissées au cours de l’échange pourraient ouvrir la voie à des consultations ultérieures, même si aucun calendrier n’a été rendu public.
Vers un rayonnement partagé
En appelant au soutien jordanien, Brazzaville affiche une ambition qui dépasse la seule élection, en choisissant de mettre en avant la notion de rayonnement commun et d’efficacité institutionnelle.
Le ministère de la Coopération internationale s’emploie ainsi à construire, étape après étape, un réseau d’alliances favorables à la candidature de Firmin Édouard Matoko.
Au terme de la rencontre, les protagonistes se sont quittés sur un engagement réciproque d’écoute, signe que la diplomatie culturelle congolaise poursuit son avance dans un climat que tous disent empreint de confiance.
Des messages calibrés pour les États membres
En ciblant l’ambassadrice Al-Hadid, le ministre choisit un canal précis : chaque État membre dispose d’une voix lors des scrutins et l’influence individuelle pèse dans la construction d’une majorité.
La démarche repose sur des échanges bilatéraux courts mais répétitifs, permettant d’installer un discours cohérent avant l’ouverture officielle de la période électorale.
De telles audiences offrent aussi l’avantage de tester la réceptivité des partenaires et de réajuster, au besoin, les arguments mis en avant par la délégation congolaise.
Les observateurs présents dans les couloirs ont noté le soin apporté aux éléments de langage, chaque formule soulignant la compatibilité entre la vision congolaise et l’agenda multilatéral.
Tout en se gardant d’aborder publiquement les rivalités, l’équipe de Denis Christel Sassou N’Guesso entend consolider, pas à pas, un bloc de soutiens susceptible de peser décisivement.
Le calendrier reste informel, mais la prudence observée indique une préparation intensive qui privilégie le dialogue discret plutôt que la surmédiatisation.
À ce stade, aucune information supplémentaire n’a filtré sur les prochaines étapes, sinon la volonté commune d’entretenir un contact régulier jusqu’au terme du processus électoral.
Ainsi, la rencontre du 29 septembre apparaît moins comme un aboutissement que comme l’un des nombreux jalons nécessaires pour porter la candidature de Firmin Édouard Matoko à l’attention la plus large possible des États membres internationaux actifs.

