Nihon Taijutsu au Congo : une expansion qui s’organise
Après avoir finalisé l’installation de ses structures dans la zone méridionale du pays, l’Amicale congolaise de Nihon Taijutsu (ACNTJ) annonce une nouvelle phase de déploiement. Affiliée à la Fédération congolaise de close combat et disciplines associées (Fécoclose-Da), l’organisation dit se préparer à s’implanter dans d’autres départements.
Dans les prochains jours, l’ACNTJ prévoit de lancer la mise en place de commissions départementales vers la Kéni-Alima, les Plateaux et d’autres localités. Cette étape s’inscrit dans une logique de maillage national, pensée pour accompagner la progression de la discipline sur l’ensemble du territoire congolais.
Mission dans le sud : une tournée fédérale décisive
La séquence qui vient de s’achever dans le sud sert de base à cette montée en puissance. Du 9 au 15 décembre 2025, une délégation fédérale a sillonné plusieurs départements afin d’accélérer la structuration locale du Nihon Taijutsu, au rythme d’assemblées générales constitutives organisées à chaque étape.
Selon les informations communiquées, la délégation était conduite par le moniteur Roland Francis Mahoungou, avec Fulgence Sieli. Ce dernier intervenait comme représentant du président national Serge Bikoua-Ebia, dans une démarche présentée comme conforme aux orientations fédérales de la Fécoclose-Da.
Pointe-Noire, Kouilou, Niari : des commissions locales installées
Le parcours a concerné, tour à tour, Pointe-Noire, le Kouilou, le Niari, la Lékoumou et la Bouenza. L’objectif affiché était de doter chaque localité d’un cadre juridique et administratif fonctionnel, afin que l’encadrement de la discipline ne repose plus uniquement sur des initiatives isolées.
À chaque étape, les travaux se sont déroulés sous la supervision directe des directions départementales des Sports et de l’Éducation physique. Pour les responsables de la discipline, cette présence institutionnelle contribue à sécuriser les procédures et à ancrer les nouvelles instances dans une gouvernance sportive reconnue.
Structuration sportive : bureaux exécutifs et contrôle des comptes
Au cœur du processus, la mise en place d’instances dirigeantes structurées. Le schéma retenu comprend généralement un bureau exécutif de douze membres, complété par un commissariat aux comptes de trois membres. L’ensemble vise à clarifier les responsabilités, la prise de décision et le suivi des activités.
Dans l’esprit des promoteurs, cette architecture doit faciliter l’organisation des entraînements, des formations et des événements, tout en encadrant la gestion administrative. Elle renforce aussi la lisibilité de la discipline auprès des partenaires locaux, notamment ceux impliqués dans le sport et l’éducation physique.
Nominations : Sibiti et Madingou, deux visages mis en avant
Parmi les nominations rendues publiques, certaines illustrent la volonté de s’appuyer sur des relais identifiés dans les départements. Dans la Lékoumou, à Sibiti, la commission départementale a été confiée à un bureau dirigé par Jean Pierre Otounga, selon les éléments communiqués à l’issue des travaux.
Dans la Bouenza, à Madingou, Gloire Prefina Biyolo Kallah a été placé à la tête de la commission départementale. Ces désignations, présentées comme issues des assemblées constitutives, incarnent une stratégie : installer des équipes capables de porter durablement la discipline sur le terrain.
Kéni-Alima et Plateaux : la prochaine séquence attendue
Avec l’installation des structures dans le sud, l’ACNTJ se projette désormais vers de nouveaux départements. La Kéni-Alima et les Plateaux figurent parmi les zones citées pour la mise en place prochaine des commissions départementales, avec la même méthode : assemblées constitutives et structuration administrative.
Pour les observateurs du mouvement sportif, ce type de déploiement, lorsqu’il est suivi dans la durée, permet de créer un réseau cohérent. Il facilite aussi la circulation des encadreurs, la mise en place de calendriers d’activités et l’identification progressive des talents au niveau local.
Sports de combat au Congo : une dynamique de terrain
Au-delà de l’aspect administratif, l’initiative met en lumière une dynamique de terrain autour des sports de combat et disciplines associées. L’ACNTJ, en se référant au cadre fédéral de la Fécoclose-Da, inscrit son action dans une logique de normalisation et d’organisation, souvent attendue par les pratiquants.
Dans les salles comme lors des rassemblements, la structuration peut aussi jouer un rôle social : instaurer des repères, renforcer la discipline personnelle et favoriser l’engagement des jeunes. À ce stade, l’ACNTJ fait le pari qu’une implantation départementale solide soutiendra la progression nationale du Nihon Taijutsu.

