Retour en studio d’El Ben Patrick Mouithy
Une simple story Instagram a suffi : on y voit El Ben Patrick Mouithy derrière un micro, casque vissé, sourire complice. En quelques minutes, la capture a enflammé les fils d’actualité des mélomanes congolais installés à Brazzaville, Pointe-Noire et dans la diaspora.
Depuis la sortie de « Lésion ya bolingo », beaucoup pensaient le chanteur focalisé sur ses engagements sociaux. Cette séquence numérique ravive l’espoir d’un nouveau projet et rappelle combien sa voix peut encore faire vibrer la scène rumba.
Une carrière façonnée par des mentors de choix
Natif du Niari, El Ben Patrick Mouithy revendique l’héritage d’une formation exigeante. Véron Ibala lui a transmis la rigueur scénique tandis que Sterling Maziya a aiguisé son sens de l’arrangement, forçant le respect de ses pairs dès ses premiers concerts.
Ce compagnonnage explique son aisance à passer du chant lead à la guitare rythmique, atout qui le situe parmi les artistes congolais dits « multi-casquettes ». Dans l’industrie locale, peu cumulent ainsi performance vocale et direction musicale.
Entre rumba et actions citoyennes
Ces dernières années, il a utilisé sa notoriété pour soutenir des causes de santé et d’éducation, participant à des collectes de fournitures scolaires ou à des concerts caritatifs. Les réseaux sociaux le montrent souvent sur le terrain, loin des projecteurs habituels.
Cette posture d’artiste-citoyen renforce sa proximité avec un public urbain en quête de modèles positifs. Des fans saluent « un grand frère qui prouve qu’on peut donner sans perdre son aura », commentaire typique relevé sous ses publications.
Un teaser digital qui affole la toile
La vidéo, brève et sans bande-son finalisée, laisse pourtant filtrer quelques accords de guitare rappelant la douceur de la rumba classique. L’ingénieur, silhouette floue à l’arrière-plan, augmente le mystère autour du studio et des musiciens impliqués.
En moins de quatre heures, la story cumulait déjà plusieurs milliers de vues, signe d’une communauté toujours mobilisée. « Le king revient », écrit un abonné, tandis qu’un autre implore la date de sortie. Aucun calendrier n’est officialisé pour l’instant.
Ce que les fans attendent de son prochain opus
Le public rêve d’un album où la candeur amoureuse, marque de « Lésion ya bolingo », côtoierait des textes plus sociaux, reflet de son engagement récent. Certains espèrent même un duo avec une figure de la nouvelle vague urbaine congolaise.
El Ben Patrick Mouithy conserve le silence, nourrissant la spéculation. Mais son cercle assure qu’il souhaite « revenir à l’essence de la rumba, avec une production moderne ». De quoi réconcilier générations et étendre son audience au-delà du bassin congolais.
La rumba congolaise, un patrimoine toujours vivant
Inscrite au patrimoine immatériel de l’UNESCO, la rumba reste un marqueur identitaire fort entre Brazzaville et Kinshasa. Dans ce paysage, El Ben Patrick Mouithy incarne une passerelle entre tradition et innovation, confortant la place du Congo-Brazzaville sur la carte musicale.
Son retour en studio intervient alors que la scène locale vit une effervescence, avec de jeunes projets fusionnant afro-trap et rythmes bantous. La démarche d’un artiste confirmé pourrait offrir un coup de projecteur supplémentaire sur cette dynamique créative.
Un agenda chargé entre scène et engagements
Avant même d’annoncer une tournée, l’artiste s’est engagé à parrainer un concours scolaire de chant prévu dans le Niari. Un moyen de transmettre le flambeau à une jeunesse avide de repères culturels et professionnels.
Parallèlement, il travaille à la réédition vinyle de certains titres phares, occasion de toucher les collectionneurs. Son équipe promet un graphisme inspiré de la sape, clin d’œil à l’élégance congolaise qui pourrait renforcer l’impact visuel du projet global.
Des signaux positifs pour l’industrie musicale locale
Le simple frémissement autour d’El Ben Patrick Mouithy montre que le marché congolais peut générer du buzz en s’appuyant sur les plateformes digitales et le bouche-à-oreille. Labels et studios y voient la preuve d’un public prêt à investir dans des contenus premium.
Si l’opus à venir maintient cette attention, il pourrait stimuler les médias, les salles de concerts et les sponsors. Un effet boule de neige bénéfique à toute la chaîne, des musiciens aux techniciens, illustrant la vitalité de la culture congolaise contemporaine.

