Concours « Image » : la coopération racontée en peinture
À Brazzaville, sept artistes congolais ont reçu des prix à l’issue du concours de peinture « Image de la coopération Sino-congolaise ». L’initiative entend stimuler la création artistique, mais aussi nourrir le dialogue, la compréhension mutuelle et l’amitié entre le Congo et la Chine.
Une cérémonie à Brazzaville portée par l’ambassade de Chine
La remise des distinctions s’est tenue le 8 janvier à Brazzaville, lors d’une cérémonie organisée par l’ambassade de la République populaire de Chine au Congo. Les lauréats ont été primés en fonction de la qualité artistique de leurs œuvres, selon les organisateurs.
Lydie Pongault : des jeunes artistes qui réinventent le lien
Présente à la cérémonie, la ministre de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des loisirs, Lydie Pongault, a souligné ce que révèlent les œuvres exposées. « À travers les œuvres présentées, on découvre la manière dont de jeunes artistes réinventent, avec leurs propres couleurs et leur propre imaginaire, une relation bilatérale qui ne cesse de s’approfondir », a-t-elle déclaré.
Pour la ministre, cette lecture artistique s’ancre à la fois dans la mémoire et dans l’époque. Elle a expliqué que les tableaux puisent dans « l’histoire, le présent et les aspirations des deux peuples », donnant à la coopération une dimension sensible, lisible au-delà des mots.
Matériel de création : une coopération concrète et tournée vers l’avenir
Lydie Pongault a également insisté sur l’accompagnement apporté aux élèves et participants, notamment via la mise à disposition de matériel de création. À ses yeux, ce soutien illustre une coopération qui ne se limite pas aux échanges diplomatiques, mais s’exprime par des gestes pratiques, attentifs et orientés vers l’avenir.
Culture et cohésion nationale : le cap rappelé par la ministre
La ministre a relié cette initiative à une orientation plus large des politiques publiques. « Cette initiative rejoint pleinement la vision portée par le Président de la République, M. Denis Sassou-N’Guesso, qui fait de la culture un pilier de cohésion nationale, un levier de développement et un vecteur de rayonnement international », a-t-elle indiqué.
Dans la même veine, elle a rappelé que le gouvernement travaille à renforcer les industries culturelles, à valoriser les talents émergents et à donner à la jeunesse les moyens d’affirmer son génie créateur. Le concours se situe, selon elle, dans cette dynamique d’encadrement et d’ouverture.
An Qing : des œuvres « pleines d’émotions sincères »
Du côté chinois, l’ambassadrice An Qing a salué la qualité et la diversité des créations soumises. Elle a indiqué qu’un grand nombre d’œuvres « remarquables » avaient été recueillies, évoquant des tableaux « pleins d’émotions sincères », capables de faire ressentir l’amitié entre les peuples par une palette de symboles et de couleurs.
Poursuivant, An Qing a estimé que les résultats de la coopération sino-congolaise ne se lisent pas uniquement dans l’économie et les projets concrets. À ses yeux, ils s’enracinent aussi dans les échanges humains et culturels, là où se fabriquent les proximités durables.
École de peinture de Poto-Poto : une évaluation au plus près de l’art
Le directeur de l’École de peinture de Poto-Poto, Parfait Mbon, a indiqué que sa structure avait pris part aux travaux d’évaluation des œuvres sélectionnées. Cette implication, a-t-il expliqué, a permis d’attribuer des notes jugées appropriées, en tenant compte de la qualité artistique propre à chaque tableau.
Professionnalisation : un appel à rester compétitifs
Parfait Mbon a félicité les lauréats pour leurs distinctions, tout en les invitant à poursuivre l’effort. Il les a exhortés à se montrer compétitifs dans un univers où les acteurs de l’art contemporain visent l’excellence et la professionnalisation, rappelant l’exigence croissante des métiers artistiques.
Parole de lauréat : peindre Moukoukoulou comme symbole partagé
S’exprimant au nom des récipiendaires, l’artiste et économiste du développement Aimé Claret Pancrace Mbilampassi Batoula a expliqué que le concours avait mis en lumière des talents congolais, tout en illustrant, selon lui, l’impact concret et durable de la coopération sino-congolaise sur le développement économique du Congo.
Il a raconté le choix de son sujet : « C’est dans ce cadre que j’ai choisi de peindre le barrage de Moukoukoulou, symbole de résilience et progrès construit dans les années 1970 ». Pour lui, l’ouvrage incarne une maîtrise de la rivière Bouansa « au service d’un bien commun ».
Brazzaville et Pointe-Noire : un concours pensé pour les deux pôles
Le concours de peinture « Image de la coopération Sino-congolaise » s’adressait aux artistes de Brazzaville et de Pointe-Noire. Au-delà du palmarès, la séquence laisse l’image d’une scène artistique attentive aux récits collectifs, et d’une coopération qui se raconte aussi sur toile (ACI).

