Ouverture vibrante au gymnase Michel d’Ornano
Au Gymnase colonel Michel d’Ornano de Brazzaville, l’ultime sifflet du Tournoi national de cohésion et de fraternité a retenti le 22 décembre 2025 devant des tribunes combles. Pendant dix jours, 43 équipes féminines et masculines ont fait vibrer le parquet congolais autour d’un même credo : l’amitié par le handball.
Un slogan de fraternité devenu réalité
Lancé par la Dynamique Le Réveil du Handball Congolais, présidée par le général de brigade Serge Oboa, le tournoi ambitionnait de transformer le sport en vecteur d’unité. « Notre pays se construit aussi par ses parquets », a glissé l’officier, salué par un tonnerre d’applaudissements.
Du premier jet de balle le 12 décembre aux finales époustouflantes, les gradins n’ont jamais désempli. Familles, scolaires, supporters venus de Pointe-Noire ou d’Owando, tous avaient répondu présent. La ferveur s’est même exportée en ligne, où le hashtag #HandCohésion totalisait plus de deux millions d’impressions.
Une organisation calquée sur les standards internationaux
La logistique, soulignée par plusieurs entraîneurs d’expérience, a établi une référence. Transport fluide, hébergement centralisé, restauration équilibrée : les délégations se disent comblées. « Nous avons rarement été accueillis avec autant de soin », confie l’entraîneur de la J.S.K., satisfait d’un calendrier respecté à la minute.
Sur le terrain, l’arbitrage s’est distingué par sa clarté. Les statistiques étaient affichées en direct sur écrans, tandis que la cellule médicale, déployée à deux pas des bancs de touche, n’a traité que des blessures légères. Aucun incident majeur ne sera venu ternir la fête sportive.
Des finales sous haute tension
Le matin du 22 décembre, les matches pour la troisième place ont mis l’ambiance. L’Asic a soufflé la victoire au Tout-Puissant Mazembe 31-30, à l’issue d’un duel tactique haletant. Chez les hommes, la J.S.K. de Kinshasa a dominé Pétro-Sport Orange 31-20 sous les cris des supporters congolais restés jusqu’au bout.
L’après-midi a offert le sommet. Porté par le président Durell Oboa, Grain de Sel a pris sa revanche contre la D.G.S.P., 23-16. Un rideau de confettis a célébré le sacre féminin. Quelques minutes plus tard, B.M.C. confirmait son statut face au C.F.J.S.O., 27-20 sous les vuvuzelas en délire.
Une pluie de récompenses motivantes
Comme promis, les trophées ont côtoyé les enveloppes. Chaque club congolais est reparti avec un million de francs CFA, tandis que les visiteurs de Kinshasa recevaient le double. Le Tout-Puissant Mazembe, venu de Lubumbashi, a, lui, empoché trois millions, salué pour son engagement et son fair-play à toute épreuve.
Les meilleurs buteurs sont repartis avec des écrans plasma offerts par l’expert béninois Chérubin Nkodia, tandis que les arbitres recevaient leur prime de reconnaissance. Trois formations, Pigeon Vert, Sangha Sport et Mazembe, ont également glané un trophée spécial pour leur esprit sportif irréprochable selon le jury technique indépendant.
La Dynamique n’a pas oublié l’Asic, hôte attentionné, qui s’est vu remettre un salon en cuir flambant neuf. « Ce geste rappelle que la solidarité dépasse le score », a souligné Mme le colonel Christelle Colombe Bouaka-Milandou, coordinatrice générale, devant un parterre d’invités conquis par l’esprit de partage.
Cap sur Pointe-Noire en 2026
Avant de baisser le rideau, la coordinatrice a dévoilé les contours de la prochaine édition, prévue en février 2026 dans la cité océane. L’annonce a déclenché une ovation, signe que le handball entre désormais dans le calendrier des grands rassemblements nationaux aux côtés du football.
Les clubs ont accueilli la perspective avec ambition. Le coach du C.F.J.S.O. évoque déjà des séances vidéo intensives ; celui de Grain de Sel promet « une préparation scientifique ». La Fédération congolaise, présente dans les tribunes, voit dans cette dynamique une chance de renforcer les équipes nationales à terme.
Pour les supporters, l’enjeu dépasse la compétition. Les matches offrent un espace de rencontre, de commerce et de célébration culturelle. Vendeuses de beignets, créateurs de t-shirts et influenceurs sportifs y trouvent un terrain d’expression qui stimule l’économie locale et l’image du pays sur les réseaux sociaux.
Les retombées pour la jeunesse congolaise
Au-delà des trophées, des internationaux ont animé un clinic pour cent cinquante collégiens de Makélékélé et Talangaï, histoire de leur transmettre les bases techniques et l’esprit d’équipe indispensables demain.
« Je repars boostée », sourit Audrey, 14 ans. Pour la professeure Hortense Mvoula, ces sessions prouvent qu’« une vocation sportive peut aussi ouvrir des portes professionnelles » aux jeunes de Brazzaville.
Un mot d’unité pour clore
Le général Oboa, visiblement ému, a conclu la soirée par un mot d’unité. « Le handball a rassemblé les départements, et même nos frères de la RDC. Continuons ce pas de géant. » Autour de lui, caméras et flashs immortalisaient cet instant célébrant l’excellence sportive congolaise sous les projecteurs.
Le rideau tombe, mais l’élan reste. Avec une organisation saluée, des champions auréolés et des horizons déjà tracés, le Tournoi national de cohésion et de fraternité confirme que le handball s’impose comme un moteur de liens sociaux et de rayonnement pour le Congo-Brazzaville sur la scène sportive africaine et au-delà.

