Le souffle culturel du week-end
Le calendrier brazzavillois se densifie à l’approche du week-end, promettant aux habitants et aux visiteurs un véritable tour de chauffe culture-lifestyle. De Makélékélé à Poto-Poto, bars, restaurants, salles de spectacle et espaces créatifs affûtent leur programmation pour trois soirées successives placées sous le signe de l’éclectisme.
Cette sélection, bâtie uniquement sur des informations fournies par les organisateurs, embrasse la salsa, le karaoké, la pop urbaine, le cinéma tout public et même un atelier de peinture participative. Autant dire que chaque profil trouvera son tempo, qu’il soit mélomane, cinéphile ou simple épicurien.
La fourchette tarifaire oscille entre la gratuité festive et les 10 000 F CFA de l’atelier peinture, preuve qu’un budget modeste ou plus généreux n’empêche jamais d’éprouver l’expérience culturelle brazzavilloise.
Salsa endiablée à l’Africafé
Implanté en plein centre-ville, Africafé s’ouvrira vendredi 19 septembre à partir de 18 h 30 sur une soirée salsa en accès libre. Les tables seront repoussées pour libérer une piste improvisée où les pas cubains croiseront les éclats de rire, tout juste avant l’heure de l’apéritif.
Le lieu, habitué aux mix caribéens, ne fixe aucune barrière d’âge ou de niveau. Les novices pourront copier les danseurs aguerris, tandis que les curieux siroteront un jus de bissap en respectant la distance sanitaire recommandée par la direction du restaurant, soucieuse d’un accueil responsable.
Karaoké convivial au Miam
Toujours vendredi, le Miam restaurant prendra la relève dès 19 h 30 avec un karaoké gratuit. La scène installée près du bar attendra les interprètes d’un soir, qu’ils préfèrent rumba rétro, variétés françaises ou dernier tube afropop. Aucun jury, juste des applaudissements consentis par la salle.
Les organisateurs promettent une sélection de plus de cent titres et un micro désinfecté après chaque passage, détail qui rassurera les plus prudents. Ceux qui souhaitent simplement observer profiteront de la carte inspirée street-food, histoire de se sustenter avant la prochaine étape du parcours culturel.
Riac Mood fait vibrer l’Institut français
Samedi 20 septembre, direction l’Institut français du Congo pour un concert resserré autour de Riac Mood, programmé à 18 h. Le ticket fixé à 2 000 F CFA devrait faciliter la venue des étudiants et des familles désireuses d’entendre des sonorités métissées qui dialoguent avec la scène urbaine locale.
Les portes ouvriront dès 17 h 30 pour permettre une installation fluide sur les gradins. Selon la fiche technique transmise, le concert se concentrera sur des titres intimistes, garants d’une proximité scénique improbable dans des structures plus vastes. Une heure pile d’énergie calculée au millimètre.
Grands écrans de Canal Olympia Poto-Poto
Pour les noctambules, Canal Olympia Poto-Poto alignera deux séances nouveautés samedi et dimanche. Le film « Indomptables » sera projeté samedi à 22 h 30 puis dimanche à 21 h. Le billet, fixé à 5 000 F CFA, inclut l’accès à la climatisation toujours appréciable en période sèche.
Les amateurs de frissons préféreront « Conjuring : l’heure du jugement », annoncé samedi à 19 h 40 et dimanche à 18 h pour 2 500 F CFA. Le système sonore Dolby, noté sur l’affiche, devrait sublimer chaque sursaut, à condition de garder son sachet de popcorn fermement calé.
Le hall d’entrée, illuminé par des néons rouges, servira de foyer entre les deux programmations. Les spectateurs pourront y débriefer scènes d’action ou sursauts de peur avant de filer vers les fauteuils inclinables. La cafétéria internalisée restera ouverte jusqu’à l’extinction des lumières.
Le matin du dimanche sera consacré au plus jeune public avec « Le monde de Wishy », film d’animation diffusé à 10 h. L’entrée descend alors à 2 500 F CFA pour les adultes et 1 000 F CFA pour les enfants, une rareté tarifaire profitable aux tribus nombreuses.
Canal Olympia précise que l’accès se fait par l’avenue en diagonale de la basilique Sainte-Anne, un repère utile pour les automobilistes encore étrangers au quartier. Les guichets ouvriront quarante-cinq minutes avant chaque séance pour éviter les files compactes qui hérissent les plus pressés.
Dimanche créatif à l’Hippocampe
Le relax s’étendra dimanche 21 septembre de 14 h à 18 h au restaurant Hippocampe avec l’atelier « dimanche coloré ». Sur réservation, les participants recevront tout le matériel nécessaire pour « peindre leurs envies » et repartir peut-être avec un carnet redécoré, un tote-bag bariolé ou une simple toile.
Le droit d’entrée est fixé à 10 000 F CFA hors consommation, un positionnement premium assumé qui inclut l’accompagnement d’un animateur. Les pauses gourmandes restent donc à la carte, permettant de choisir entre pâtisseries maison ou plat signature, sans bousculer la concentration nécessaire au geste pictural.
Saisir l’instant
Qu’il s’agisse de danser, chanter, écouter, voir ou créer, la capitale décline ce week-end une palette que beaucoup de métropoles africaines envieraient. Chaque proposition répond à un créneau horaire précis, preuve d’une coordination croissante entre acteurs qui misent sur la cohérence plutôt que sur la concurrence.
Il ne reste qu’à composer son itinéraire, à vérifier une dernière fois l’heure indiquée et, pourquoi pas, à documenter le tout pour nourrir les réseaux sociaux. Dans le flux accéléré des jours, ces parenthèses constituent autant de respirations collectives, essentielles au rayonnement culturel national.

