Théâtre congolais : « Le Zulu » au Cercle Sony Labou Tansi
Le rideau se lève vendredi à 18 heures sur la scène intimiste du Cercle culturel Sony Labou Tansi, où la troupe du Théâtre national congolais reprend « Le Zulu », pièce emblématique qui ausculte les tiraillements identitaires à travers une écriture nerveuse. « Nous voulons offrir un miroir à la jeunesse urbaine en quête de repères », confie Aimé Ganga, directeur artistique, saluant « le soutien constant des institutions culturelles nationales qui permettent l’accès libre au spectacle ». L’événement s’inscrit dans le programme de redynamisation des arts vivants impulsé depuis plusieurs saisons par le ministère de la Culture, désireux de consolider une tradition théâtrale séculaire.
Célébrations musicales entre gospel et salsa
La capitale vibrera aussi au rythme de la voix cristalline de Déborah Lukalu, attendue dimanche au Palais des Congrès pour un concert gospel accessible dès 5 000 FCFA. La chanteuse, forte de tournées africaines convergentes, promet « un moment de communion où la musique devient prière ». Dès vendredi, les danseurs de salsa trouveront, eux, refuge à Africafé, tandis que les inconditionnels du micro pourront s’essayer aux standards afro-pop dans la chaleureuse salle de Miam. Ces soirées illustrent la diversité des pratiques musicales urbaines, où influences caribéennes, message spirituel et création locale composent une mosaïque sonore prisée des jeunes adultes.
Cinéma : nouveautés à Canal Olympia Poto-Poto
L’enseigne Canal Olympia, partenaire régulier du Centre national du cinéma congolais, propose trois affiches destinées à différents publics. La Rumba congolaise, projetée vendredi à 18 heures, célèbre un patrimoine immatériel récemment reconnu par l’UNESCO. Les noctambules pourront découvrir Evanouis, thriller psychologique mis en images par la réalisatrice Éléna Babindamana, et Freaky Friday 2, comédie familiale aux accents afro-parisiens. Tarifé à 2 500 ou 5 000 FCFA, ce triptyque démontre la vitalité d’une filière audiovisuelle qui, selon le producteur Guy-Christian Zita, « gagne en professionnalisme grâce à la synergie entre investisseurs privés et appui institutionnel ».
Atelier dominical pour esprits créatifs
Le restaurant Hippocampe troque ses cliquetis de couverts contre des pinceaux avec l’atelier « Dimanche colorié » piloté par la plasticienne Mireille Mabiala. De 14 heures à 18 heures, les participants, sur réservation, expérimenteront aquarelle et textures naturelles en petit comité. L’interaction entre art culinaire et arts visuels, encouragée par le milieu hôtelier brazzavillois, participe à l’émergence d’espaces hybrides favorisant le dialogue social.
Une effervescence révélatrice
À travers ces rendez-vous, Brazzaville confirme son rang de carrefour culturel d’Afrique centrale. L’approche pluridisciplinaire, alliée à des tarifs mesurés et à la volonté de démocratisation soutenue par les pouvoirs publics, attire un public diversifié. En tissant des passerelles entre héritage et modernité, artistes et opérateurs économiques misent sur la créativité comme moteur de cohésion. Le week-end s’annonce donc animé, reflétant un écosystème culturel dont la résilience et l’imagination constituent de solides atouts pour le rayonnement de la ville.

