Auteur/autrice : Théo Lemaire

Brazzaville encense la nouvelle garde littéraire Le 13 septembre, la salle d’apparat choisie par l’association Plum’Art-Z a vibré au rythme des applaudissements : Brazzaville rendait hommage à ses écrivains vivants, rappelant que la littérature congolaise respire ici, entre fleuve et avenues animées, portée par des voix résolument ancrées dans leur époque. Une cérémonie rythmée par poésie et émotion Entre battements de tam-tam et murmures de pages tournées, la cérémonie a mêlé déclamation de poèmes, lecture d’extraits choisis et proclamation des huit Grand Prix, devant une assistance où se côtoyaient élèves, étudiants, enseignants, éditeurs et simples curieux venus cueillir l’inspiration au…

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Une voix féminine qui résonne au cœur de Brazza Le nom d’Uruch Ibala circule depuis plusieurs semaines dans les cercles littéraires de la capitale. À trente-quatre ans, la fondatrice de l’Association Papa Maman assume aussi la direction de la Coopérative Femme Engagée, prônant l’entraide et l’émancipation. Son parcours témoigne d’une volonté constante de conjuguer ambition professionnelle et responsabilité sociale. Titulaire d’un master en sciences économiques et gestion, la jeune Congolaise s’est formée au coaching avant d’animer des conférences à l’Avie-Business Academy. Cette double casquette d’analyste et de motivatrice nourrit son premier essai, «Le poids de l’amour», récemment publié chez Librinova,…

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Aux sources du verbe Kongo Sur les pistes rouges du Massif du Mayombe, les voix se mêlent comme les lianes de la forêt. Entre Kuni, Vili et Yombé, la parole circule, s’affine, se colore, rappelant à chaque virage combien l’Afrique centrale est polyphonique. Le journaliste et ancien dirigeant de Télé Congo, Michel Mboungou-Kiongo, entend dès l’enfance ces harmoniques. Son clan Bahungana, installé à Les Saras, adopte vite la prononciation locale : Kiongo devient Tchiongo, preuve que l’identité linguistique reste vivante, jamais figée. L’empreinte de Makaba Makaba, hameau kuni niché entre la gare de Pounga et Passi-Passi, vibre encore des pas…

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Une odyssée autobiographique en 210 pages Le nouveau roman autobiographique d’Émile Gankama, À la vie bel hommage, fait l’objet d’une curiosité rare dans les cercles littéraires de Brazza comme de Pointe-Noire. Publié par Les Lettres mouchetées, l’ouvrage rappelle qu’une histoire personnelle peut porter l’écho discret d’une nation. Sous une prose limpide, l’auteur revêt tour à tour les habits de père, de sociologue, de journaliste et de responsable académique. Chaque rôle s’assemble comme un kaléidoscope, révélant une identité plurielle que les lecteurs saisissent sans effort grâce à une narration volontairement directe. Échos entre mémoires privées et nationales Ce regard intimiste rejoint…

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Un premier roman qui résonne Installé à Paris, l’éditeur Renaissance Africaine vient de faire paraître Je ne dois plus migrer, premier roman du juriste et comédien Charles Peter Moukala-Kinzounza, connu sous le pseudonyme Maître Kiss. Dans l’écosystème littéraire congolais, cette parution nourrit un débat déjà très vif sur l’exode des talents. En cent sept pages reparties en sept chapitres, l’auteur propose une fiction compacte, mais dense, qui prend pour matrice les naufrages répétitifs signalés en Méditerranée. Son objectif déclaré est clair : convertir le verbe romanesque en sirène inversée, dissuasive plutôt que séductrice, pour les candidats au départ. Une intrigue…

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Le Repentir, nouvelle voix littéraire congolaise Publié en 2023 par les Éditions L’Arc-en-Ciel, Le Repentir propulse Ghislain Thierry Maguessa Ebome parmi les plumes les plus suivies du Congo-Brazzaville. Son récit, tendu comme une corde d’émotion, se lit autant comme un thriller moral que comme une chronique collective. Dès sa sortie, le livre s’est retrouvé sur les étals des libraires de Pointe-Noire et de Brazzaville, porté par le bouche-à-oreille des lecteurs. Les clubs de lecture universitaires l’ont aussitôt intégré à leurs programmes, saluant son audace thématique et son dépouillement stylistique. Sardine et Gilbeau, l’abîme et le remords Au centre du roman,…

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Brazzaville relance l’ACEF Samedi 9 août 2025, l’amphithéâtre de l’Institut national de recherche et d’action pédagogique résonnait de discussions vives. Face aux chaises disposées en cercle, près d’une cinquantaine d’enseignants avaient répondu à l’invitation du Pr Omer Massoumou pour tourner la page d’une longue pause. Au cœur de l’ordre du jour figurait la relance de l’Association congolaise des enseignants de français, plus connue sous l’acronyme ACEF. Cette structure créée en 1994 veut redevenir une plateforme active d’échanges pédagogiques et de plaidoyer pour le rayonnement du français au Congo. À l’issue de la rencontre, les participants sont convenus d’un calendrier de…

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Brazzaville célèbre un réveil pédagogique Brazzaville frémit encore du murmure studieux qui s’est emparé, le 9 août 2025, de l’amphithéâtre où l’Association congolaise des enseignants de français, l’Acef, sortait officiellement de sa longue hibernation. Neuf ans d’attente condensés dans une matinée de retrouvailles. Les applaudissements vibrants ont résonné jusque dans les couloirs ensoleillés. Sous le regard calme du professeur Omer Massoumou, ancien doyen de la FLASH, une cinquantaine d’adhérents ont voté la relance d’une structure cruciale pour la transmission de la langue de Molière sur l’ensemble du territoire national, du préscolaire au supérieur. La réunion a mis fin à un…

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Un souffle nouveau sur la recherche littéraire Brazzaville a vibré, début août, au rythme studieux des amphis de la Faculté des lettres, arts et sciences humaines de l’Université Marien Ngouabi, où doctorants et mastérants se sont donné rendez-vous pour des journées inédites, nourries d’échanges, d’idées neuves et d’énergie collective. Organisées les 7 et 8 août 2025 par la formation doctorale Ellic, ces premières journées doctorales ont exploré deux chantiers clés : les problématiques de la recherche en littératures francophones, puis la professionnalisation des cursus en études culturelles et artistiques, enjeu crucial pour la jeunesse congolaise. Dès l’ouverture, le doyen, le…

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Au mbongui, la tradition orale en action À Maniéto, quand le soleil décline, le mbongui devient un amphithéâtre en plein air. Les jeunes s’y pressent, portables en veille, pour écouter la parole des anciens, preuve que la tradition orale garde une place centrale dans le quotidien congolais. Cette scène, décrite par le narrateur Diag-Lemba, place la parole comme premier instrument d’éducation populaire, bien avant l’école ou les réseaux sociaux. Elle révèle aussi la capacité des contes à joindre divertissement et réflexions éthiques dans un même souffle. Maniéto, berceau d’une mémoire vivante Le village se trouve sur la route sinueuse qui…

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