Auteur/autrice : Théo Lemaire

Une fraternité littéraire ravivée à Brazzaville Sur la terrasse ombragée de l’Institut français du Congo, un murmure traverse les rangées de fauteuils : trente ans après la disparition de l’écrivain Sylvain Bemba, la fraternité littéraire qu’il appelait de ses vœux – la « phratrie » – reprend vie sous les projecteurs brazzavillois. À la tribune, le romancier Alphonse Mafoua, représentant de l’Union nationale des écrivains et artistes congolais, invite les créateurs à « poursuivre la célébration de la phratrie congolaise », convaincu que l’écriture demeure un ciment social aussi puissant qu’un refrain fédérateur. Devant une salle comble, il rappelle que…

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Une rentrée littéraire sous haute fréquentation Dans la fraîcheur matinale de Brazzaville, la grande salle de l’Association des anciens enfants de troupe s’est remplie d’une audience mêlant étudiants, professeurs et curieux. Chacun venait humer l’esprit d’une rentrée 2025 annoncée foisonnante. Onze titres figuraient au programme, dont trois nouveautés présentées le premier jour et huit œuvres passées au crible le second. Ce rythme soutenu n’a pas découragé les participants, impatients de dialoguer avec les orateurs. Le président des AET, Rémy Ayayos Ikounga, a salué « l’endurance intellectuelle » de ses pairs, rappelant que la lecture reste « un exercice citoyen autant…

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Une rentrée littéraire très attendue Brazzaville s’est offert un matin de papier et d’encre avec la rentrée 2025 de l’Association des anciens enfants de troupe du Congo. Dans la salle, anciennes képis, jeunes plumes et curieux de tous âges pressentaient déjà une parenthèse littéraire à la fois solennelle et conviviale. Sous le regard attentif du président Rémy Ayayos Ikounga, trois livres se sont avancés comme des personnages : le roman Le Clochard, le brûlot L’intruse du Khalifat, et les deux recueils Hosties Marlyques et Odes Leyennes du poète-AET Charles N’Kouanga. La rencontre, modérée par le dynamique Armand Elenga, s’est arrimée…

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Un roman du futur ancré en Afrique centrale La salle Descartes de l’Institut français du Congo vibrait encore d’enthousiasme lorsque Willy Gom a décroché son stylo pour signer les premiers exemplaires de Mains invisibles, un polar prospectif qui transporte le lecteur jusqu’en 3005 sans jamais perdre l’Afrique centrale de vue. Publié à Paris par les éditions Le Lys Bleu, le roman déploie 137 pages d’une écriture alerte où imaginaire et enquête financière se mêlent, illustrant la manière dont la fiction congolaise dialogue désormais avec les enjeux régionaux sans renoncer à un souffle universel. Une intrigue financière à haute tension Sous…

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La rentrée éditoriale 2025 chez L’Harmattan Le catalogue Afrique 2025 de L’Harmattan s’avance comme un kaléidoscope où se reflètent les angoisses, les espoirs et les saveurs d’un continent créatif. De la psychiatrie sénégalaise aux coutumes du Fouta-Djallon, huit titres dessinent une cartographie inattendue des savoirs. Cette rentrée éditoriale confirme la stratégie du groupe, attentif aux écritures situées mais adossées à une diffusion internationale. Chaque ouvrage est pensé comme une passerelle : entre disciplines, entre générations, entre lectorats d’Afrique centrale, de la diaspora et d’Europe. Tour d’horizon, en six mouvements, d’une collection où la science dialogue avec les traditions et où l’intime…

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Un lancement littéraire sous haute affluence à Brazzaville Mercredi 8 octobre 2025, la grande salle de l’Institut français du Congo ne désemplit pas. Chercheurs, étudiants, diplomates et simples amoureux des lettres se pressent devant la scène où trône Willy Gom, visiblement ému par l’engouement suscité par son nouveau roman. Autour de lui, Alphonse Chardin Nkala, directeur général des arts et des lettres, le Pr Bellarmin Étienne Iloki, patron du livre et de la lecture publique, et Emeraude Kouka, conseillère aux arts et lettres, témoignent du soutien institutionnel accordé à la création littéraire nationale. Le décor spatio-temporel d’un polar de l’an…

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Bouquinistes congolais, veine littéraire populaire Sous les manguiers de Bakongo ou le long de l’avenue de la Paix, des piles chamarrées de romans, manuels et essais déclenchent encore ce frisson unique : la chasse au livre rare. Le marché du livre d’occasion congolais ne s’essouffle pas; il s’installe. En pleine conjoncture économique fluctuante, ces bouquinistes constituent un baromètre de la vitalité culturelle. Ils répondent à deux pulsions complémentaires : alléger le portefeuille et nourrir l’imaginaire. « Ici, chaque page coûte moins qu’un ticket de bus », lance, amusé, le vendeur Patrice B., 34 ans. La scène n’est pas nouvelle, mais elle a…

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Une crise silencieuse de la lecture Dans les couloirs des lycées de Brazzaville comme dans les campus de Pointe-Noire, les étudiants défilent le regard rivé sur leur téléphone. Les statistiques internes de plusieurs bibliothèques témoignent d’une baisse régulière des prêts depuis cinq ans, signe d’une rupture de lien avec le papier. Appoliange Josué Mavoungou, directeur général adjoint des Éditions L’Harmattan Congo, résume le constat : « La crise de lecture touche le monde entier, mais elle frappe plus fort encore nos jeunes Africains. » Pour lui, l’urgence n’est plus à débattre, elle est à agir. Réseaux sociaux, formats vidéo courts,…

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Au cœur de la Flash, un passage de relais Sous les voûtes crème de la faculté des lettres, arts et sciences humaines de l’Université Marien-Ngouabi, la solennité du 13 octobre résonnait encore. Entre chaises rangées au cordeau et regards studieux, l’institution signait un nouveau chapitre pour son parcours doctoral de philosophie. Devant un parterre d’enseignants-chercheurs, le doyen Pr Evariste Dupont Boboto lut la note rectorale désignant le Pr Auguste N’Sonsissa comme coordonnateur, succédant au maître de conférences Gankama Laurent. Les applaudissements mesurés traduisaient un consensus académique plus qu’un simple protocole. Au Congo-Brazzaville, les cérémonies de passation engagent bien plus que…

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Un prix célébrant l’excellence littéraire Sous les voûtes feutrées d’une galerie de Pointe-Noire, la cinquième édition de Plum’art-Z a dévoilé son verdict : le Grand Prix 2025 revient à l’écrivain-dramaturge Yvon Wilfride Lewa-Let Mandah, ovationné par un public mêlant étudiants, critiques et officiels. Cette distinction, créée pour saluer les destinées littéraires hors norme, récompense l’ensemble d’une production qui, depuis près de trois décennies, scrute la société congolaise, ses espoirs et ses failles, avec une langue ciselée dont l’auteur fait une arme douce de réforme morale. Dans la salle, Maître Landry Bongo, président du comité Plum’art-Z, a rappelé que le jury…

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