Auteur/autrice : Théo Lemaire

La phratrie congolaise, entre mémoire et communion Brazzaville a vibré du 28 au 31 octobre 2025 au rythme de la première « phratrie congolaise », une rencontre littéraire pensée comme une grande famille d’esprit. Autour des figures tutélaires Sylvain Bemba et Sony Labou Tansi, le public a revisité un demi-siècle d’écriture congolaise. Les organisateurs ont élargi le cercle aux aînés Tchicaya U Tam’si, Tati Loutard, Henri Lopès, Guy Menga ou encore Maxime Ndebeka. Cette constellation, soudée par l’amitié et le verbe, a donné lieu à lectures croisées, tables rondes et performances, créant une parenthèse de transmission. « J’ai été honoré…

Lire plus

Alain Mabanckou signe un retour très attendu Après cinq ans de silence romanesque, Alain Mabanckou revient avec Ramsès de Paris, publié par les Éditions du Seuil. Le public congolais, français et bien au-delà guettait ce nouveau récit, annoncé sur les réseaux sociaux comme une plongée étourdissante dans l’exil contemporain. Le romancier, prix Renaudot 2006, y mêle verve populaire, érudition discrète et sens aigu de la comédie. Son héros autoproclamé, Berado, prince non pas d’Égypte mais de l’utopique Zamunda, apporte au texte un parfum de légende qui sied à l’imaginaire brazzavillois. Intrigue virevoltante entre Pointe-Noire et Château Rouge À Paris, Berado…

Lire plus

James Gassongo, du chiffre aux lettres À 59 ans, James Gassongo, comptable de formation, s’impose discrètement dans le paysage littéraire congolais. Après avoir signé son premier roman, Tuez-le-nous! Le couloir de la mort, en 2021, il revient avec Les malades en vadrouille, un recueil de nouvelles sombre et incisif. Publié aux Éditions Le Lys Bleu à Paris, l’ouvrage rassemble huit récits courts qui se répondent. Chacun explore le malaise d’une cité imaginaire mais familière, rongée par l’injustice. L’auteur aborde des thèmes universels sans jamais céder au pathos, préférant une lucidité presque clinique. Le livre sera disponible dans les librairies congolaises…

Lire plus

Brazzaville célèbre la Phratrie 2025 A l’Institut français du Congo, l’air vibrait de souvenirs et de promesses le 28 octobre 2025, première journée d’une commémoration dédiée à la “phratrie” congolaise, ce cercle d’auteurs qui façonne depuis des décennies l’imaginaire national. Quatre jours durant, spectacles, lectures, expositions et rencontres ont attiré un public mêlant lycéens, écrivains confirmés et diplomates, rappelant que le livre demeure un pont solide entre générations. Hommage aux piliers de la littérature congolaise Le thème choisi, “Trente ans après la disparition de Sylvain Bemba, que devient la phratrie congolaise ?”, a servi de fil rouge à un programme…

Lire plus

Filab 2025, carrefour littéraire africain Du 9 au 11 octobre 2025, l’amphithéâtre Houdegbe de la Faculté des lettres de l’Université d’Abomey-Calavi, à Cotonou, a vibré au rythme du Filab, le Festival international du livre et des arts assimilés du Bénin, placé sous le signe du numérique. La troisième édition a réuni des délégations venues d’au moins quinze pays africains, sans oublier quelques auteurs européens, dans un esprit d’échanges et de partage d’expériences autour d’un fil conducteur clair : l’industrie culturelle à l’ère du numérique. Objectif affiché : promouvoir les cultures africaines, consolider le rôle fédérateur de la littérature et affirmer,…

Lire plus

Le retour flamboyant de la Phratrie congolaise Le 28 octobre 2025, le hall lumineux de l’Institut français du Congo a résonné d’une émotion particulière. Trente ans après la disparition de Sylvain N’Tari Bemba, son cercle légendaire, la Phratrie congolaise, reprenait vie sous l’impulsion de l’Association Nouvel’Art. Conçu dans les années 60 comme un havre d’idées, ce mouvement rassemblait poètes, romanciers, dramaturges et essayistes au-delà des clivages. Leur pacte reposait sur la fraternité intellectuelle, d’où le terme de « phratrie ». Pendant quatre jours, cet esprit a de nouveau plané sur Brazzaville. Brazzaville, capitale des lettres pendant quatre jours Du centre-ville…

Lire plus

Une rentrée littéraire sous le signe des AET A la permanence brazzavilloise de l’Association des anciens enfants de troupe, les chaises étaient prises d’assaut ce samedi 25 octobre 2025. Le prétexte, baptisé “2199 pages de Charles N’Kouanga”, ouvrait la nouvelle saison de la Rentrée du Livre portée par l’AET. Pour cette troisième édition, l’hommage s’est focalisé sur un seul homme, ancien cadet devenu romancier, nouvelliste et poète prolifique. Au fil de la journée, débats savants, lectures à voix haute et slam se sont succédé dans une ambiance à la fois studieuse et fraternelle. Le slameur Aristide J. Johnson, récemment primé…

Lire plus

Le souffle d’un appel inédit Portée jusqu’à Mbulunkwé par des amis communs, la lettre-poème signée Diag-Lemba résonne comme un tambour au petit matin. Sous la figure vibrante de Yakamambu, elle invoque l’urgence de rassembler les Congolais autour d’un même souffle d’amour, d’unité et de paix. Dans cette missive lyrique, le cor de Yakamambu se pose en messager, prêt à faire vibrer la fibre patriotique. Sa puissance vocale, comparée à un instrument ancestral, se veut remède aux inquiétudes et aux incrédulités qui traversent les conversations des foyers, des marchés et des campus. Une parabole pacifique Car le texte insiste : nombreux sont…

Lire plus

Dieudonné Antoine-Ganga, plume venue de la diplomatie Ancien ministre puis ambassadeur, Dieudonné Antoine-Ganga a longtemps porté la voix du Congo-Brazzaville sur la scène internationale. Son retour à la littérature confirme l’écart modeste entre l’art de négocier et celui de raconter. Le diplomate écrivain avait déjà publié des essais politiques. Avec «Loutaya, la veuve traumatisée de Mayita», il passe au roman bref, 86 pages ciselées, fruits d’un séjour médical à Abidjan qui lui a ouvert de nouvelles perspectives narratives. Une héroïne marquée par les braises du Pool Loutaya vit à Mayita, village du district de Boko, département du Pool. Les armes…

Lire plus

Tombe bantoue restaurée, nouveau lieu de mémoire À Kindamba, dans le Pool, un rectangle de carreaux noirs et blancs capte désormais la lumière. C’est la sépulture de Joséphine Badza, grand-mère bantoue de feu Henri Lopes, que l’Association Bana Ossio vient de restaurer sous l’impulsion de sa coordinatrice, Christelle Nanda. Le site, autrefois discret, devient un point de rassemblement pour les lecteurs, les riverains et les chercheurs, tous attirés par l’histoire intime que l’auteur de Ma grand-mère bantoue et mes ancêtres les Gaulois a élevée au rang d’allégorie nationale. Hommage à Henri Lopes, diplomate et romancier Disparu en novembre 2023, Henri…

Lire plus