Auteur/autrice : Théo Lemaire
Parution du roman à Hello éditions Au cœur de l’hiver éditorial, la sortie de « Les mystères de la mine d’or » chez Hello éditions réveille les amateurs d’aventure spirituelle. Le conteur congolais Gabriel Kinsa y tisse une épopée qui relie Bruxelles, Matongé, Kinshasa et Brazzaville, à la recherche d’un métal éclatant et d’une vérité intérieure. Paru le 12 décembre, le roman de 202 pages suit Simon Vandenven, ouvrier bruxellois, qui découvre une cassette rouillée cachant un croquis et l’énigmatique mot « Niolo ». Ce simple indice déclenche une course vers l’inconnu, sur fond de mémoire coloniale et de luttes…
La petite syllabe qui envahit la parole Dans les bus bondés de Brazzaville comme dans les salons feutrés de Pointe-Noire, un même adverbe revient, ponctuant phrases, soupirs et colères : « vraiment ». Son omniprésence intrigue, amuse ou exaspère, mais elle raconte surtout une histoire linguistique et sociale. De la conversation familiale aux débats télévisés, l’adverbe sert de béquille, de ponctuation affective et de clignotant rhétorique. « Vraiment » anesthésie les silences, annonce l’indignation, renforce la cordialité, tout en masquant parfois la pauvreté du vocabulaire disponible dans l’instant. Un tic verbal national La linguiste Sylvie Koumba note que l’usage massif du…
Un tic linguistique national Dans les rues de Brazzaville comme sur les plateaux télé, un mot revient avec l’insistance d’un tam-tam : « vraiment ». Cet adverbe ponctue confessions, colères et plaisanteries. Il traverse langues nationales et français, au point de devenir un signe identitaire remarqué par les sociolinguistes. L’écrivain Thierry Oko l’a dénoncé avec malice, parlant d’une « tarte à la crème » qui masquerait la pauvreté d’arguments. Son billet ironique a déclenché un débat radieux sur les réseaux, chacun se demandant si le « vraiment » trahissait paresse ou simple chaleur verbale. Du français au frangala Le terme…
Librairie Les Manguiers, scène littéraire de référence Vendredi soir, la librairie Les Manguiers, adossée aux Dépêches de Brazzaville, a fait salle comble. Livres empilés et ventilateurs au plafond, le lieu s’est mué en salon littéraire, reflet d’un bouillonnement culturel urbain. À l’initiative de l’association Culture Elongo, la rencontre célébrait Le rêve du pêcheur, dernier roman d’Hemley Boum, couronné par le Prix des cinq continents de la Francophonie en mars 2025. Coordonnée par la libraire Émilie Eyala, la soirée a réuni étudiants, enseignants, diplomates et curieux, tous avides de sonder les arcanes d’une œuvre où s’entrelacent mémoire familiale et destin collectif.…
Brazzaville célèbre la plume d’Élie Mavoungou Sous les lustres du Centre culturel russe de Brazzaville, le 5 décembre, écrivains, universitaires, diplomates et anonymes se sont réunis pour célébrer le lancement de « Jacques L. Opangault 1907-1978 : De la colonie à la République, l’action politique », fraîchement paru chez L’Harmattan. La soirée, teintée d’émotion, rendait également hommage à son auteur, le professeur et chercheur Élie Mavoungou, disparu en juin 2024, et à Émile Opangault, fils du héros politique, qui porta le projet jusqu’au bout et en signe la préface. Des archives familiales à l’édition française Selon le préfacier, l’aventure éditoriale…
Un témoignage issu de quinze ans à l’Hôtel de ville Le 27 novembre, la grande salle du ministère des Affaires étrangères de Brazzaville a réuni ministres, étudiants et éditeurs pour la sortie de « Un maire, une ville ». Hugues Ngouélondélé, désormais ministre de la Jeunesse, y a livré le récit de son long magistère municipal. Publié chez Michel Lafon, l’ouvrage compte 18 chapitres et 207 pages, préfacées par l’universitaire Camille Bongou. L’auteur revendique un but pédagogique : partager méthodes, réussites et doutes d’une gouvernance de proximité, afin que Brazzaville reste résiliente, connectée et profondément humaine. Triptyque bâtir, servir, transmettre…
Une soirée littéraire au Hilton de Brazzaville A pluie d’applaudissements a accueilli, dans la salle feutrée de l’Hôtel Hilton de Mpila, la montée sur scène d’Hugues Ngouélondélé, ministre de la Jeunesse et des Sports et ancien maire de Brazzaville, venu dévoiler son nouveau livre, «Un maire, une ville: Bâtir, servir, transmettre». Devant un public mêlant écrivains reconnus, universitaires, hauts cadres de l’administration et partenaires du monde sportif, la rencontre du 27 novembre 2025 s’est rapidement transformée en célébration du vécu municipal. Entre bouquets de fleurs et flashs crépitants, l’événement a rappelé le poids symbolique de la fonction de maire. Entre…
Une soirée brazzavilloise dédiée à la pensée Sous les voûtes feutrées du Centre d’études et de recherches chrétiennes, le 26 novembre, les chaises ont rapidement disparu sous un public bigarré où se mêlaient universitaires, clercs, étudiants et curieux, tous venus découvrir le nouvel essai de Mgr Daniel Mizonzo. Le modérateur de la soirée, le professeur Maxime Akanis, a d’emblée planté le décor en parlant d’une véritable « fête de la pensée ». Le ton était donné pour une rencontre où la philosophie s’est faite événement culturel autant qu’expérience spirituelle partagée. Avant même de présenter l’auteur, le père Médard Sané, représentant…
Brazzaville salue un livre événement Le salon Poto-Poto de l’hôtel Hilton Les Tours jumelles de Mpila était plein le 27 novembre 2025, lorsque Hugues Ngouélondélé est apparu, sourire décontracté, manuscrit à la main. L’ancien maire venait présenter Un maire, une ville : Bâtir, servir, transmettre, paru chez Michel Lafon. Quinze ans après avoir été le premier citoyen de Brazzaville, l’auteur transforme son expérience municipale en récit littéraire, ajoutant la plume à une carrière déjà marquée par la gestion publique. Le public, composé d’élus, d’artistes et d’étudiants, a salué une prise de parole jugée rare et attendue. Leadership et engagement public…
Une dédicace sous haute bénédiction à Pointe-Noire Le crépuscule du 30 octobre 2025 à Pointe-Noire a vu la paroisse Notre-Dame du Rosaire s’emplir d’encens et d’applaudissements pour la dédicace de « L’évangile de Luc : Guide pour l’année jubilaire » de l’abbé Paulin Poucouta, édité chez LMI, dans une atmosphère solennelle rare. Sous l’autorité de Mgr Abel Liluala, archevêque de la ville océane, la cérémonie a réuni les abbés Georges Loemba-Ndende, Hirôlvi De-Pratt et Maurice Loubouakou, ainsi qu’un public mêlant catéchistes, étudiants et curieux désireux d’explorer le souffle jubilaire annoncé par le pape François pour 2025 prochain. Un ouvrage didactique…
