Auteur/autrice : Marius Bilombo
Brazzaville au rythme de la réflexion patrimoniale Dans la moiteur de juillet, les salles du Palais des congrès de Brazzaville ont résonné d’un frémissement particulier : celui d’idées, de diagnostics et de projets destinés à préserver la mémoire sonore du continent. Présidant la séance de clôture du Symposium international associé à la douzième édition du Festival panafricain de musique, la ministre de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des loisirs, Marie-France Lydie Hélène Pongault, a insisté sur « la responsabilité partagée de faire de la musique africaine un patrimoine vivant, transmissible et économiquement durable ». Sa déclaration, perçue comme un signal…
Un 15 août chargé de symboles Le choix de la date n’est pas anodin : en plein cœur de l’été, alors que Paris se vide et que la capitale se laisse bercer par la langueur estivale, le 15 août apparaît comme une respiration culturelle bienvenue. Makhalba Malecheck, figure montante de la scène afro-congolaise, investira cette parenthèse pour rappeler que la fête peut aussi être un acte de mémoire et de partage. Depuis plusieurs semaines, les réseaux sociaux de la diaspora congolaise bruissent d’anticipation, signe que la communauté installée en France attend ce rendez-vous comme une pleine affirmation identitaire. Le Nouveau…
Un dialogue musical aux couleurs panafricaines À chaque édition, le Festival panafricain de musique se présente comme un baromètre des circulations artistiques sur le continent et au-delà. Pour sa douzième année, le Fespam accueille pour la première fois une formation issue d’Amérique latine, le groupe vénézuélien Madera, dont les percussions caribéennes et les harmonies afro-descendantes entrent en résonance naturelle avec les rythmes du bassin congolais. L’annonce officielle de leur concert, prévu le 24 juillet à l’orphelinat village des enfants cardinal Emile-Biayenda, confère à cette rencontre la dimension d’un dialogue symbolique entre deux rives de l’Atlantique, unies par une mémoire partagée…
La salsa bolivarienne franchit le fleuve Congo Sous le soleil matinal de Kombé, les percussions afro-caribéennes du collectif Madera percent déjà l’air, annonçant le concert du 24 juillet au village des enfants Cardinal-Emile-Biayenda. Cette première participation d’un ensemble vénézuélien au Festival panafricain de musique résonne comme un signe des temps : la mondialisation des musiques populaires se conjugue désormais au Sud, déplaçant les anciens centres de gravité. L’arrivée de Madera, accueillie par la diplomate Laura Evangelia Suarez, illustre la circulation vivace des imaginaires musicaux entre Caracas et Brazzaville, deux capitales liées par l’Atlantique, la mémoire des esclavages et une même passion…
Un partenariat stratégique avec le Fespam À mesure que le Festival panafricain de musique franchit le cap de sa douzième édition, l’Organisation internationale de la Francophonie consolide un compagnonnage aussi discret qu’efficace. La tenue, le 24 juillet au Palais des congrès de Brazzaville, d’une séance d’information dédiée aux opportunités offertes aux professionnels de la culture s’inscrit dans cette trame de coopération. Le calendrier n’est pas anodin : il prolonge les échanges techniques du Fespam et révèle la volonté de l’institution francophone de renforcer la dimension opérationnelle de son engagement. De l’avis de Kanel Engandja Ngoulou, coordonnateur de projets à l’OIF,…
Brazzaville célèbre la vitalité organologique Sur les rives du fleuve Congo, la 12ᵉ édition du Festival panafricain de musique fait résonner, du 19 au 26 juillet, l’écho des cultures plurelles du continent. Au-delà des concerts et des colloques, un moment symbolique a captivé l’attention : la remise officielle de nouveaux instruments traditionnels au Musée panafricain de la musique. La ministre de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des Loisirs, Marie Hélène Lydie Pongault, a salué « la force d’un geste qui conjugue mémoire et avenir » tandis que le commissaire général du Fespam, Hugues Gervais Ondaye, évoquait « un acte de…
Une célébration parisienne aux résonances transatlantiques Le 18 septembre, à 19 h 30 précises, l’enseigne rouge du Sunside s’allumera rue des Lombards pour accueillir une voix dont le timbre a traversé un quart de siècle sans se rider. Madame Helmie Bellini a choisi la capitale française pour ponctuer vingt-cinq années d’une aventure musicale initiée entre les berges du fleuve Congo et les clubs feutrés de la Nouvelle-Orléans. En baptisant son concert « Il était une voix », la chanteuse suggère d’emblée qu’il s’agira moins d’un simple gala commémoratif que d’un récit vivant, un chapitre supplémentaire d’un livre sonore en cours…
Brazzaville illumine l’ouverture du Fespam Sous les voûtes aérées du Palais des Congrès, la République du Congo a officiellement levé le rideau sur la douzième édition du Festival panafricain de musique (Fespam), programmé du 19 au 26 juillet. L’événement, soutenu par les plus hautes autorités du pays, entend célébrer les esthétiques sonores du continent et consolider la place de Brazzaville en tant que « capitale mondiale de la rumba ». La présence d’une délégation de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) confère à cette édition un relief diplomatique particulier. Une délégation onusienne en phase…
Brazzaville à nouveau capitale des rythmes africains Sur les rives du fleuve Congo, le tapis rouge déployé devant le Palais des Congrès confirmait, samedi 19 juillet, le retour très attendu du Festival panafricain de musique. Deux années de préparation, quelques incertitudes budgétaires et une pandémie mondiale plus tard, la 12e édition a été solennellement ouverte par le chef de l’État, Denis Sassou Nguesso. D’un ton à la fois grave et enthousiaste, le président a rappelé que la culture demeure « l’âme d’une nation et la rampe de lancement de son développement », conférant à l’événement une portée qui dépasse la…
Brazzaville en effervescence culturelle La nuit du 19 juillet, le majestueux palais des congrès de Brazzaville s’est transformé en un creuset de sons et de mouvements où la rythmique de la rumba se mariait à la verve du slam. Plus de 250 danseurs, encadrés par les slameurs Mariusca Moukengue et Black Panthère ainsi que par le chorégraphe-musicien Gervais Tomadiatunga, ont ouvert la 12ᵉ édition du Festival panafricain de musique (Fespam). La performance, pensée comme un tableau vivant, a déroulé un fil narratif centré sur la force créatrice de la jeunesse congolaise, sous le regard attentif du président Denis Sassou Nguesso,…
