Auteur/autrice : Éloïse Dupont
À la croisée de Paris et Brazzaville Mercredi 30 juillet 2025, l’hôpital Cochin s’est chargé d’une nouvelle qui a traversé l’Atlantique en quelques heures : Paul Tsouarès De M’Poungui, 73 ans, ne bâtirait plus aucune perspective. Son départ a touché autant les boulevards parisiens que les ruelles de Moukosso. Ancien conseiller à l’habitat du président Pascal Lissouba, l’architecte avait quitté la sphère politique active depuis longtemps, préférant la précision de son cabinet aux trépidations ministérielles. « Il aimait l’idée d’un chantier plus intime, celui de l’homme », glisse un proche contacté par téléphone. Marié puis divorcé, père attentif d’un fils…
Rendez-vous attendu pour la filière bois Sous un soleil matinal, les portes du futur village artisanal, dressé face au stade Président-Massamba-Débat, se sont ouvertes le 11 août pour la quatrième édition du Salon des métiers du bois. Le site vibre déjà des odeurs de sciure et d’ambitions partagées. Placée sous le thème «Bois et artisanat: de la forêt à la maison, consommons congolais», la manifestation se veut un carrefour où 136 créateurs, menuisiers, sculpteurs ou vanniers, font dialoguer racines, design contemporain et économie circulaire durant quinze jours d’animations et de transactions. Une vitrine pour l’économie nationale L’événement est piloté conjointement…
Une géographie qui forge l’imaginaire national Dans l’imaginaire collectif congolais, la carte n’est pas qu’un instrument de mesure ; elle s’érige en palimpseste où se superposent mémoire précoloniale, trajectoires de l’État-nation et projections contemporaines. L’alignement discret de la frontière gabonaise comme celui, sinueux, que dessine le fleuve Congo rappelle à chaque citoyen la profondeur d’un territoire dont soixante-dix pour cent demeure drapé de forêts tropicales, matrice écologique et culturelle à la fois. Approcher cette géographie revient à pressentir la manière dont elle oriente la création artistique, les politiques d’aménagement et le récit diplomatique porté par Brazzaville dans les enceintes internationales.…
Repères géographiques essentiels Loin des clichés exotiques, la République du Congo s’offre d’abord comme un objet cartographique singulier. Cette bande de terre équinoxiale, enchâssée entre Gabon, Cameroun, Centrafrique, République démocratique du Congo et l’enclave angolaise de Cabinda, s’étire sur plus de 342 000 km², dont près de soixante-dix pour cent drapés dans une canopée dense. Placée de part et d’autre de l’Équateur, elle appartient tout à la fois aux hémisphères Nord et Sud, perspective que la cartographie rappelle avec cette fine ligne imaginaire qui traverse la Cuvette septentrionale. Au sud-ouest, la façade atlantique ouvre un horizon maritime de quelque cent…
Écho d’une rencontre diplomatique À l’ombre des frangipaniers qui veillent sur le mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza, l’ambassadeur du Sénégal au Congo, Ousmane Diop, a été reçu par la directrice générale des lieux, Bélinda Ayessa, pour sceller un projet à forte résonance historique : l’installation d’un buste du sergent Malamine Camara. Derrière le rituel protocolaire se dessine une scène plus ample, où la diplomatie africaine se nourrit de mémoire partagée afin de retisser les fils d’une histoire souvent segmentée par les récits coloniaux. Le diplomate, fraîchement accrédité, a souhaité approfondir les tenants et aboutissants de l’épopée brazzavilloise : « Je suis venu entendre…
Entre fleuve et océan, la toile de fond d’un récit national Observer une carte du Congo-Brazzaville revient à déplier une fresque où se mêlent nuances vertes de la canopée, taches ocre des savanes et bleus profonds du réseau hydrographique. Plus qu’un simple support topographique, cette représentation graphique cristallise l’histoire politique du pays, ses échanges commerciaux et son imaginaire littéraire. Depuis le tracé des premiers relevés coloniaux jusqu’aux restitutions satellitaires actuelles, la cartographie congolaise témoigne d’une continuité stratégique : relier le littoral atlantique, unique débouché maritime, à l’intérieur forestier, riche en biodiversité et en ressources. Cette toile de fond géographique, souvent…
De la statue au récit national À Brazzaville comme à Pointe-Noire, le bronze et la pierre deviennent langue officielle de l’histoire. Depuis la fin du conflit de 1997, l’État congolais a choisi de sculpter l’espace public afin de matérialiser une mémoire partagée. La démarche, initiée sous l’impulsion du président Denis Sassou Nguesso et alors orchestrée par le ministre de la Culture Jean-Claude Gakosso, vise d’abord à inscrire dans le paysage urbain des repères lisibles pour des générations qui n’ont parfois qu’un lien ténu avec les grands chapitres de la nation. Aux abords du front de mer de Pointe-Noire, la silhouette…
Une Initiation Diplomatque vers la Namibie La coopération culturelle entre le mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza et les musées de la Namibie s’inscrit dans une dynamique prometteuse, annoncée par la directrice générale de l’institution, Mme Bélinda Ayessa. À l’invitation de l’ambassadeur du Congo en Namibie, Mme Lauria Nguelet, cette initiative marque un tournant significatif dans les relations culturelles entre les deux nations. Une Curiosité Croissante pour le Mémorial Congolais Le mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza, déjà un centre d’attraction pour de nombreux partenaires internationaux, suscite l’intérêt du Musée de l’Indépendance de Namibie. Ce dernier, désireux de conclure une coopération fructueuse, aspire à enrichir son savoir sur…
